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# Posté le mercredi 11 novembre 2009 06:06

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Voilà où s'arrête ce blog.
Simplement, parce qu'il évolue dans une direction qui n'est plus la mienne.

# Posté le dimanche 30 août 2009 17:05

Modifié le dimanche 30 août 2009 17:30

· J'aime les capsules de bouteille de limonade aux litchis. Et j'aime quand le vent les fait danser contre mon cou. ·

· J'aime les capsules de bouteille de limonade aux litchis. Et j'aime quand le vent les fait danser contre mon cou. ·

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Parfois j'aimerais ranger ma tête.
Parfois j'aimerais que ma tête soit comme une armoire dont seul moi aurais la clé. Je pourrais l'ouvrir, secouer mes pensées, les plier et proprement les réarranger en piles. Étendre mon esprit devant moi, visualiser mon état d'âme, observer mon intérieur.
Plus aisement je séparerais amitiés d'amours, simplicités de détours, espoirs d'illusions et questions de conclusions.
Je classerais mes relations en catégories, distinguerais le réellement important et pourrais tous les matins assortir un peu de raison à mes sentiments.
De temps en temps, je ferais le tri, garderais l'utile et sortirais les réflexions trop petites ne menant à rien.
Et comme de gros pulls d'hiver, je garderais, tout au fond, mes joies pour les jours froids ...

Mais mes pensées ne sont pas comme des perles à ranger dans des boîtes, des photos à coller dans des albums, des couverts à trier dans les tiroirs. Ce serait trop simple.
Elles restent fatigant, mais aussi divertissant désordre.




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# Posté le samedi 13 juin 2009 05:30

Modifié le dimanche 14 juin 2009 15:46

Aujurd'hui mon coeur est debout sur un quai de gare, il attend désespérément un train, un train qui ne viendra pas et dont il ne connaît ni origine ni destination. Il attend, ne sait pourquoi. Sent un trou mais ne sait le combler. Mon coeur attend. Sans ma tête. Ma tête ne veux plus attendre. Elle se moque.

Aujurd'hui mon coeur est debout sur un quai de gare, il attend désespérément un train, un train qui ne viendra pas et dont il ne connaît ni origine ni destination. Il attend, ne sait pourquoi. Sent un trou mais ne sait le combler. Mon coeur attend. Sans ma tête. Ma tête ne veux plus attendre. Elle se moque.

Je suis assise à l'ombre, le froid de la pierre dans mon dos.
Le soleil chaud et éblouissant poursuit sa course dans le ciel, ronge progressivement le sombre et frais,
Et sans que je ne m'en rende compte,s'empare du bout de mes pieds.
Inévitablement le Soleil avance. Comme le temps.

Je fixe la frontière entre lumière et ombre, maintenant et après, présent et futur, ne vois de mouvement et suis pourtant douloureusement consciente de son irrémédiable avancement.
Impuissante j'observe sa progression et mon opposition ne semble que l'accélérer.
Le regret des heures perdues et l'anxiété de l'incertain avenir, laissent mon présent indéfinit dans le flou du temps;
Le temps, qui il n'y a rien était après, pour un rien est maintenant et pour toujours sera avant.


Les yeux fermés, les doigts sur l'écorce ou l'arbre contre ma main, le maintenant est maintenant et le temps paraît aussi doux que la brise sur ma joue.

# Posté le dimanche 24 mai 2009 12:55

Modifié le lundi 25 mai 2009 16:18

J'ai passé une bonne partie de la nuit enroulée dans une couette sur le rebord de la fenêtre de ma salle de bain, fixant le noir noir de la nuit. Sans mise-au-point, sans rien voir. Jusqu'à ce que, pour une fraction de seconde, le ciel s'illumine, laissant apparaître les collines et les arbres dans une lumière irréelle, pour immédiatement à nouveau les recouvrir d'encre noire. Surgit de la nuit, comme une illusion, un paysage ; oublié à l'instant d'après, si les doigts de l'éclair, comme le delta d'un fleuve céleste, ne brûlaient pas toujours sur ma rétine. Silence en point de suspension. Puis le tonnerre. Proche et lointain, impressionant, partout. Silence. Noir. Noir. Noir. Lumière. Delta. Noir. Tonnerre. Écho. Silence. Noir, NOIR. Doigts. Lumière. Silence. Lumière en silence. Noir. Son décalé. Noir. Spectacle trop peu aprécié.

J'ai passé une bonne partie de la nuit enroulée dans une couette sur le rebord de la fenêtre de ma salle de bain, fixant le noir noir de la nuit.  Sans mise-au-point, sans rien voir. Jusqu'à ce que, pour une fraction de seconde, le ciel s'illumine, laissant apparaître les collines et les arbres dans une lumière irréelle, pour immédiatement à nouveau les recouvrir d'encre noire. Surgit de la nuit, comme une illusion, un paysage ; oublié à l'instant d'après, si les doigts de l'éclair, comme le delta d'un fleuve céleste, ne brûlaient pas toujours sur ma rétine. Silence en point de suspension. Puis le tonnerre. Proche et lointain, impressionant, partout. Silence. Noir. Noir. Noir. Lumière. Delta. Noir. Tonnerre. Écho. Silence. Noir, NOIR. Doigts. Lumière. Silence. Lumière en silence. Noir. Son décalé. Noir. Spectacle trop peu aprécié.
SPOUK ;

Pourquoi on aime tant faire des choses inutiles ?
Ou est la différence entre planter des radis pour se nourir et grimper sur un arbre ? L'effort est le même, mais je préfère grimper, regarder le paysage. Entre écrire une dissertation et un journal intime ? Même nombre de lettres, mais c'est plus agréable de rédiger sans contraintes. Entre faire un éxo de maths et une partie de démineur pro ? Je réfléchis autant, mais je ferais d'abord le démineur pour lequel personne ne me donnera de note.
Pourquoi on préfère se fatiguer en un match de handball qu'en une journée de travail ?
Parce que personne ne nous y a obligé et qu'on aime agir en pulsions ? Parce qu'on sait, le coeur léger, qu'on peut s'arrêter à n'importe quel instant ? Parce que personne à part nous-même n'attend un résultat, un sens, une rentablilité ? C'est ça qui nous permet de nous amuser ? La libération de contraintes ? Le but simplement sentimental, créatif, sportif ?

L'utilité seule ne nous a jamais amusée.
Dernier exemple : je mets des tuiles sur mon toît pour me protéger de la pluie. Je donne un sens primordial à mon travail et fais l'effort sans regrets. Mais si je décide à faire un motif avec des tuiles de différentes couleurs, là l'effort m'amusera pour être artistique, mais sans but vital.

Et pourquoi j'écris ? Et pourquoi j'me casse la tête ? Pour ces mêmes raisons que je ne comprends pas encore.

# Posté le jeudi 30 avril 2009 05:52

Modifié le dimanche 03 mai 2009 11:26

Y'avait pas mal de Pink Floyd dans l'air. Dans l'air et partout. La musique s'écoulait sur le sol, commençant à remplir la pièce de notes et de mots. J'arrivais assez bien à imaginer le son comme une cascade de petites perles aux couleurs singulières.

Y'avait pas mal de Pink Floyd dans l'air. Dans l'air et partout. La musique s'écoulait sur le sol, commençant à remplir la pièce de notes et de mots. J'arrivais assez bien à imaginer le son comme une cascade de petites perles aux couleurs singulières.
Quand tous les visages sont dirigés vers la même scène, quand tous les regards se sont posés sur les violoncellistes et que l'attention de toute une salle semble se concentrer en un seul point, toujours la même envie singulière le prend. Parmis tous ces yeux, les siens se ferment et presque instantanément, au milieu de la foule, il s'éloigne. Entouré de gens, il est à part. Son visage devient frontière entre deux mondes. Entre la réalité son imagination abstraite et merveilleuse.
Et là, dans le domaine où tout est possible, sur le ciel étoilé de ses yeux fermés, il peut voir le son. Des vagues de petits cailloux roses en effervescence, des ondes violettes se propageant comme à la surface d'une eau calme et parfois de filets de fumée pourpres flottants au milieu de l'espace noir. Ils apparaissent, brillent de manière lumineuse à l'intérieur de ses paupières pour s'effacer à l'instant d'après.

Jaimais on ne pourra l'enfermer, car son imagination est sa liberté, la plaine de ses pensées, un oiseau en vol, un nuage sans contours.
Jamais il ne sera sans abris, car son imagination est son refuge, la tanière de son âme, la coquille d'escargot de son coeur.


Et jamais on ne parviendra à nous priver de cette précieuse chose qu'est le rêve. Car elle est part inséparable de notre être. Liberté et appui. Ciel et terre.

# Posté le dimanche 19 avril 2009 12:34

Modifié le mercredi 22 avril 2009 11:00